Montréal, le 3 avril 2008. - « Les médecins doivent choisir. Ils ne peuvent avoir à la fois le beurre, c'est-à-dire, la rémunération de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) et l'argent du beurre, c'est-à-dire, la contribution payante à l'acte des usagers.
Les porte-parole du SISP considèrent que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, se trompe de cibles en mettant en place de nouveaux chantiers de travail en suivi au rapport Castonguay.
À lapproche de la présentation dun nouveau budget à Québec par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, le SISP profite de loccasion pour faire connaître ses attentes au gouvernement libéral de Jean Charest en réclamant dintensifier les investissements de lÉtat dans ses grandes missions que sont la santé et léducation, sans négliger pour autant lensemble des services publics offerts aux citoyennes et citoyens du Québec.
« L'émergence des SLAPP, comme nouveau phénomène, entraîne un déséquilibre des forces dans notre société. Nous considérons que la liberté d'opinion et la liberté d'expression constituent des droits inhérents dans une société libre et démocratique. Parce que leur défense et leur promotion sont au cur de notre mandat syndical, nous sommes convaincus qu'il est nécessaire d'intervenir d'une manière législative pour protéger ces libertés fondamentales », d'affirmer Michel Sawyer, président du SFPQ au nom du SISP.
Les dirigeants syndicaux du SISP exigent que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, prenne position clairement sur la proposition du Rapport Castonguay qui autorise la mixité de la pratique médicale.
Les dirigeants syndicaux du SISP, Réjean Parent (CSQ), Lina Bonamie (FIQ), Dominique Verreault (APTS), Michel Sawyer (SFPQ) et Patrick Albert (SPGQ) considèrent que les recommandations du Rapport Castonguay créent un précédent historique dangereux pour la population québécoise alors que pour la première fois depuis l'instauration de notre système de santé public, on propose maintenant de faire payer le citoyen en fonction de son utilisation des soins de santé.