En unissant leurs forces, les trois organisations syndicales, la CSQ, le SFPQ et le SPGQ, ont notamment convenu de surveiller la révision en cours des organismes gouvernementaux. En effet, nous devrons nous assurer que cette opération ne conduise pas à une réduction des services publics.
Une opération de révision d'envergure
Dans la foulée de la « réingénierie » de l'État, Québec a annoncé, en juin 2004, la révision des mandats de 188 organismes gouvernementaux. Les objectifs avoués : regrouper des structures, réorganiser en agences des services existants, introduire une culture de réévaluation continue. Un groupe de travail, dirigé par l'ex-sous-ministre Thomas Boudreau, a passé en revue 60 d'entre eux. Un premier rapport a été remis à la présidente du Conseil du trésor, en février 2005.
Un rapport du Conseil du Trésor devrait être disponible après le budget
Depuis, aucune décision n'a été prise. La ministre devait rendre ce rapport public après le budget Audet. Mais, selon un article d'un quotidien de Québec, une vingtaine d'organismes de moindre importance pourraient disparaître, être fusionnés ou intégrés à des ministères. Les grands organismes tels le Curateur public, la CDPDJ ou la Régie des rentes seraient maintenus intégralement.
La révision des organismes gouvernementaux pourrait nous réserver de mauvaises surprises
Question, donc : serait-ce que les missions qui ont été confiées au fil des
décennies par l'État à des organismes sont toujours pertinentes aujourd'hui ? Les choix faits par la société québécoise de se doter d'outils
démocratiques dans de multiples domaines d'intervention publique ne sont-ils
pas toujours valables ? Ou cette révision qui doit se poursuivre dans le cas
des 128 autres organismes nous réserve-t-elle de mauvaises surprises ? À
suivre.







